Il n'y a que MAIL qui m'aille

mardi 28 août 2007

Pralognan la Vanoise

Du 17 au 24 Juin, j'étais en camping à Pralognan (1447m d'altitude) avec mon chéri Stéphane. Malgré quelques désagréments (pompe à eau de la voiture qui lache le jour de partir, et réveil la première nuit avec quelques cm d'eau dans la tente), nous avons passé une agréable semaine dans les Alpes à randonner. Quelques bonnes bouffes bien sur, mais j'en retiens surtout trois jolies randos et une petite ballade:

  • Crêtes du Mont Charvet (2403 m)

Premier jour, première rando, la nuit a été courte pour Stef, on décide de faire soft : crêtes du Mont Charvet en passant par le Rocher de Villeneuve. Partant du camping à pied, on met déjà une demi heure pour arriver au point de départ "Pralognan le plan". A 11h30 on commence donc à grimper. La prairie est jolie mais l'ascencion était plus facile en début de marche dans la foret. Et le soleil cogne, je me tartine de creme solaire. Rocher de Villeneuve: arret pique nique. Nous entamons la crête apres 14h alors que le temps se couvre. Les gens rencontrés qui en reviennent nous déconseillent d'y aller, mais nous on est des gagnants alors c'est pas une vieille avec sa canne qui va nous décourager. Les crêtes ca parait plat sur le plan mais ca descend de deux mètres pour remonter de trois après. C'est usant, surtout que je me sens mal. Finalement on en voit le bout au bout de deux heures, et on redescend par le couloir de la grande pierre constitué d'éboulements. On voulait faire soft c'était quand même assez tendu.

  • Cirque de l'Arcelin - Col du Grand Marchet (2490 m)- Pas de l'ane

Deuxième jour, on décide de faire soft : Stef inaugure ses nouvelles chaussures, faudrait pas qu'il ait des ampoules à ne plus pouvoir marcher. On se dit qu'on va voir la cascade puis qu'on aviserait en fonction du temps et de la motivation. Ca se passe bien, le soleil cogne fort, je me tartine de creme solaire. La carte tirée du sac regulierement nous indique le choix entre deux itinéraires, c'est parti pour le grand Marchet. Nous inaugurons un pont même pas encore totallement installé, passé à gué aurait été difficile... Et nous voilà lancés dans une ascension de folie avec de la roche super coupante mais qui s'effrite.
Arrivé au col du Grand Marchet, nous ne regrettons pas, un paysage splendide se dévoile. Petit casse croute rapide vers 15h et l'heure de la redescente à déjà sonné. L'envie de squatter un peu dans les prairies est forte malgré la raison qui nous dit qu'entamé la descente du pas de l'ane après 16h est de la pure folie. Le pas de l'âne, son nom veut surement dire que seuls les chamois passent. En tout cas les genoux souffrent dans la descente.

  • Mont Bochor (2023 m)

Temps plutot maussade, mais après un jour de pluie à la piscine, une journée plus active s'impose. Sans conviction on choisit le mont Bochor, c'est le seul coin au soleil, même si la présence des amménagements pour le ski défigure le paysage. Le téléphérique ne marche pas, il est tout de même bien là.
Steph se la raconte un peu en me faisant faire des photos de lui sur les voies d'escalades que l'on rencontre lors d'un détour involontaire (ouais je me suis un peu paumé sur la carte c'était pas indiqué le chemin qu'on a pris!) ce qui met un peu de piment à cette ballade sans difficulté.

  • Petit Mont Blanc (2678 m)

De nouveau une vraie rando! L'ascencion est moins dure que les deux premiere rando même si l'on monte plus haut. Et cela, malgré le détour pour cause de taureaux peu sympatiques. Une voiture s'est aussi invité au col de Saulces, ce qui nous a un peu dégouté quand on voit comment on s'est fait chier pour monter jusque là. En haut, nous sommes dans les nuages, un dromadaire, à moins que ce soit un bouquetin, nous fait la pause, ainsi que de nombreuses marmottes.

Le dernier jour, on s'est posé tranquille sur une couverture. Le soleil tapait fort mais à l'ombre, ça caillait quand même trop pour etre en Tshirt... On a participé au feu de la St Jean du village en achetant une assiette de crudité, un sandich merguez et plusieurs part de gâteau. Les palettes qu'ils ont brulées n'etaient pas prévues à la base mais des petits rigolos ont fait le feu avant l'heure... La jeunesse de nos jours, c'est plus ce que c'était!

Ceinture bleue - Juin 2007

Une étape de plus vers la ceinture noire!

lundi 27 août 2007

Madère en compagnie de Dédé et Jo

  • Jeudi 17 Mai

La matinée commence sur les chapeaux de roue : réveil chez Steph, je prends le tram pour rentrer chez moi terminer mes affaires. J'ai le train à 13h pour arriver en gare de l'Est à 17h, heure à laquelle nous arrivons tous à Paris pour aller à l'aéroport d'Orly. L'avion décolle à 20h. Apparement tout se passe bien, je suis dans le train et je fais l'inventaire de ce que je voulais emmener, je dois tout avoir (l'appareil photo, le maillot de bain, et les chaussures de rando bien sur) Premier texto de Dédé, son train n'a toujours pas démarré, il aura une heure de retard au final, elle flippe.
Finalement Jo et moi nous nous retrouvons a Denfert Rochereau mais Delphine n'est toujours pas arrivée en gare de Lyon. Nous decidons d'aller la rejoindre pour aller ensemble à l'aéroport en taxi. Une bonne idée qui nous permet d'être à l'heure pour l'avion même si nous avons eu quelques difficultés à nous retrouver. Quelle idée de faire deux halls dans une même gare.
Donc nous voilà à l'heure pour l'avion à l'aéroport, Dédé nous aura fait une petite frayeur mais elle est bien montée dans l'avion, cette fois! Petite escale "Transito" à Porto, Jo veut occuper l'attente avec son ordinateur portable, mais ce dernier fait des siennes. Plus que deux heures de vol et Madère nous accueille! Premier contact avec un local : le taxi. Jo lui demande de nous conduire à l'hôtel Duas Torres sur l'estrada monumental à Funchal, le taxi répete Douach Toech Chtrada monoumental. Pourvu qu'il nous amène à bon port. Ce n'est qu'au bout d'un court instant que l'on comprend que le S se prononce "CH" en Portugais. Au bout de 20 minutes, nous sommes devant les deux tours composent l'hôtel, duas torres, on va devenir des pros du Portugais!
Les chambres sont grandes et la terrasse donne une vue directe sur la mer, des apéros bien sympatiques en prévisions. Nous ne tardons pas trop à nous coucher, nous les filles accros du sommeil, alors que Jo, nous l'apprendrons le lendemain répare son ordi (un reset du bios lui fera son affaire).

  • Vendredi 18 Mai

Lendemain, la découverte de la vue des balcons à la lumière du petit jour (tout est relatif, il devait etre disons 9h :D) c'est beau. Que dire de plus? Le petit-dej se passe en bas, sur la terrasse, face mer (trop dur!) et avec un ou deux pigeons finissant les restes des tables voisines. Faut dire que les victuailles ne manques pas, buffet à volonté. Dommage que Ju et Ludo n'étaient pas là pour voir la générosité avec laquelle je me suis servie, Chatel c'etait peanuts a coté!

Nous entamons donc la découverte de l'île par sa capitale à pied sur Estrada Monumental, la marina Funchal puis le centre de Funchal et son fameux marché "Dos Lavradores". Nous y achetons quelques fruits, nefles et mangues, qui nous servirons de dejeuner. Les gens parlent assez bien le français, sauf le marchant qui nous baraguine des trucs, je hoche la tête mais je n'ai rien compris. Le marché est aussi plein de fleurs, notament des strelitzia ou oiseau de paradis, l'embleme de l'île.

Nous montons à pied jusqu'au "Jardim Botânico". Coup de bol, aujourd'hui, c'est gratuit! Coup de soleil aussi, même Dédé a un décolleté pas très dégradé. Jo mitraille les plantes et donne des cours de botaniques aux néophytes que Dédé et moi sommes, entre autres sur la hampe florale des agaves et leur forme... d'asperge géante...
La visite est accompagnée d'appel "Léon" des paons, qui circulent librement à coté du parc aux oiseaux. La redescente vers le vieux Funchal est moins fatigante, surtout une glace en main. Quelques courses pour faire notre premier apéro sur le balcon (trop dur!) et nous profitons pleinement du dépaysement...

  • Samedi 19 Mai

A la recherche d'une location de voiture, nous trouvons une petite Hyundai Atos, en espérant qu'elle a quelque chose sous le capot?! Le plan de route est fait : direction la côte sud, puis ouest et nord. Très optimiste pensez-vous? La petite île fait 57 km de long sur 26 km de large, c'est largement envisageable. Première halte au belvedere du Cabo Girão (en Français cap du retour), une falaise sur la côte sud de l'île de Madère dont la hauteur serait de 589 m. En tout cas c'est très haut, ça c'est sur. Nous continuons vers Maddalena do mar où Jo découvre une pierre remarquable sur la plage de galets. Finalement ce n'est qu'un bout de porcelaine peinte et érodée. Grosse déception pour Jo.



Le programme continue : pique-nique sur les hauteurs de Jardim do mar, découverte des forets d'eucalyptus sous la pluie (nous sentions déjà l'odeur d'eucalyptus à Cabo Girão), ainsi que le miradouro et phare de Ponta do Pargo sous un temps décoiffant. La descente jusqu'à Porto Moniz s'est faite dans la brume et le temps n'est pas à la baignade même dans les piscines naturelles volcaniques où déferlent les vagues. Des méduses y roderaient... Nous continuons vers la côte nord jusqu'à São Vicente sous la pluie... Retour vers le sud via tunnel vers Ribeira Brava où un grand soleil nous attend. Il parait qu'il y a toujours un rayon de soleil sur Madère, ca doit rarement etre au nord vu la végétation luxuriante qu'on y trouve.



De retour à l'hôtel, nous sommes bien décidés à trouver un coin pour se baigner. Nous trouvons bien l'accès à la piscine d'eau de mer mais celle-ci est fermée. Nous quittons la promenade (qui est une piste de marche nordique) pour crapahuter dans les rochers mais l'endroit n'est pas propice à la baignade. Nous trouvons seulement une espece de grotte, la couleur foncée de l'eau nous indique que les fonds doivent plonger à pic devant nos pieds. Nous poursuivons jusqu'à plage de galets de Praia Formosa. Le tunnel que nous empuntons donne vue sur une autre grotte. La mer est une fois encore assez forte pour que nous nous contentions d'y mettre juste les pieds, photos de surf sur de gros galets pour éviter de se prendre des petits chahutés par la mer sur les orteils, ce qui n'est pas agréable.

  • Dimanche 20 Mai

Première rando, nous cherchons le soleil, il est souvent sur la pointe est, allez roulez jeunesse, direction la Ponta de São Lourenço. Nous passons par Monte, Poiso, Camacha. Le soleil est bien là, le vent aussi. Nous marchons dans un paysage sec et quasi lunaire, magnifique. Les images parlent d'elles-même! Enfin non, elles ne restituent pas les dimensions, et le vertige qu'on a pu ressentir. Accompagné d'un vent décoiffant, nous nous appochons prudement des bords. Delphine n'ira pas jusqu'au bout du monde à dix metres près... ( Petite pensée : Et dire qu'elle va sauter de 4000m en parachute)
Ca permet de faire des photos bien sympas, et d'admirer sa technique de descente judokatienne.

Enfin une plage de sable volcanique à Prainha où nous pouvons nous baigner. Je tente de trouver des coquillages pour les rapporter en souvenir à mon chéri, nada, rien, pas l'ombre d'une petite coque sur le sable noir. Jo nous vente les vertus du sable en gommage. Aussitot dit, aussitot testé, nous en sortons avec la peau aussi lisse qu'une baleine, photo à l'appui pour la comparaison. Une envie de poisson nous mène jusqu'à la terrasse d'un resto à côté de Praia Formosa, nous goutons au poisson local, l'espada, qui s'accomode très bien avec la mangue.

  • Lundi 21 Mai

Programme du jour : première rando de levada, destination la vallée de Rabaçal. La montée dans la montagne est un peu épique, Jo n'ayant pas beaucoup conduit en montagne, encore moins avec une Hyundai Atos et c'est quelque chose! Nous passons sur le plateau embrumé de Paùl da Serra via Serra de Aguia, pour arriver au début de la rando des levadas dos 25 fontes. Celle-ci porte bien son nom vue l'humidité ambiante, nous sommes les pieds dans l'eau claire débordante des levadas.
Nous trouvons des pinsons des arbres en route qui nous mendient quelques miettes.

  • Mardi 22 Mai

Cette fois on ne plaisante plus : nous voulons du typique, du local! Nous entrons dans la distillerie de rhum, mais le petit magazin est fermé. Dommage. On restera au vin. On continue le tourisme en passant par la Penha de Aguia, à Santana l'attraction touristique est de petites bicoques rouges blanches et bleues, très représentées sur les cartes postales. Je suis plus impressionnée par les fleurs énormes ressemblant à des artichauts. L'ascension vers le sommet de l'île, le Pico Ruivo (1862m) se fait dans la brume et non sans peine pour la Atos. Arrivés sur le parking, nous constatons qu'une chose, la brume épaisse, visibilité moins de trois mètres. Delphine ouvre un bouquin, bien décidée à attendre que la brume se lève. Jo, lui, grimace, a pas envie de se faire mouiller! Sachant qu'il est midi, aucune chance d'amélioration, il faut etre au sommet avant 10h pour voir quelque chose. Je décide de sortir de la voiture, pour faire un tour, lire un panneau, ou il y a toutes les recommandations avant de partir en rando (prevenir l'hotel du lieu où l'on randonne, emmener un téléphone portable, suffisament de vivre, ne jamais partir seule...) Je décide de tirer un peu jusque au rocher, pour voir la vue : nada, brouillard à trois mètres. Bon me voici continuant la rando, seule, sans sac, sans flotte ni téléphone. Au bout d'une demi heure je rebrousse chemin, mais me voilà deja ratrappée par Jo qui est venu me chercher. Delphine est au chaud, nous sommes pas loin du sommet, on cede à la tentation de continuer. Encore 3km tout de meme, et quand ca grimpe il faut compter une petite heure! Finalement au sommet, nous ne voyons rien de plus, mis a part quelques petits grelons qui donne l'illusion de neige. Jo monte au sommet de l'île histoire de dire qu'il est au point le plus haut de Madère. Demi-tour, il commence a pleuvoir, nous sommes bientôt "trempés guenés". C'est là que Delphine nous rejoint. Elle aura eu juste la partie merdique de la rando, la joie de la marche sous la pluie ne la met pas dans sa meilleure humeur. Heureusement, nous redescendons vite, il est 15h30, le petit dej est loin, on a froid, faim... et l'espoir de trouver un resto est pensons-nous infime. Ouverture rapide du guide du routard : un resto sympa pas cher dans Santana, on tente le Serra o mar. Etre au sec devant une assiette, c'est tout se qu'on demande. On a pris ce que nous proposait une gentille dame, le menu du jour ou plutot de tous les jours : entrée Bolo de Caco (un pain rond coupé en deux, tartiné de beurre à l'ail), le plat typique de Madère (du porc avec du chouriço en sauce) accompagné du vin local, acide, et en dessert un gateau au pomme. Le tout pour, combien Maryse? 21€ pour trois personnes. Et bien elle nous à pas fait payer le prix touriste la petite dame :D

De retour vers l'hôtel, je rappelle à Jo qu'il faut confirmer notre départ, et oui déjà songer à revenir :( Pendant l'apéro, Jo nous fait découvrir des séries Heroes, qui passe maintenant sur la 1, et Les coeur a ses raisons, série quebequoise à laquelle j'accroche plus.

  • Mercredi 23 Mai

Avant 10h, il faut rendre la voiture. Jo nous avait fait une frayeur en frolant le trottoir mais c'est le bas de caisse qui a touché, la voiture est rendue sans problème. Nous voici donc de nouveau à pied, et au programme la rando sur les levadas dos Piornais. Elle nous offre d'abord un tour entre les maisons sur les hauteurs de la ville, puis les bananeraies à perte de vue. Après études de la fleurs de plus près, nous captons enfin comment le régime se développe. C'est que la fleur est immense et que sous chaque pétale se développent des bananes. La levada Nova do Curral nous emmene jusqu'à Pinheiro das Voltas mais le vertige et l'absence de plus en plus fréquente de barrieres de sécurité nous incite à faire demi tour. Nous serons allés tout de meme jusqu'à apercevoir le village abandonné. C'est durant cette rando que j'ai exposé mes fesses à un vieux, j'avais pas vu la levada qui était juste en face! Le soir, dernier resto, on se fait plaisir juste avant de partir, à Funchal, c'est beaucoup plus cher qu'à Santana!

  • Jeudi 24 Mai

Retour, tout se passe bien, l'avion est à 10h nous partons à 8h de l'hôtel avec un petit dejeuner pris inextremis. Nous avons eu le droit d'entrer dans la salle avant l'heure, c'était plutôt cool. Transfert à Lisbonne, nous avons du retard au décollage, mais rien de grave, nous esperons que les bagages nous suivent... A Orly, nous esperons toujours que les valises nous ont suivis... Finalement, Delphine et Jo perdent patience, vont demander. Elles ne viendront pas, plus la peine d'attendre, nous faisons les papiers nécessaires, petit stress supplementaire: vont ils expedier les sacs à leur propriétaire respectif? Tous enregistrés sous le même nom, les bagages doivent etre identifiés: moi c'est simple c'est sac à dos!
Retour en taxi à Montparnasse d'où partent Delphine et Jo, là encore c'était chaud point de vue timing! Je rejoins tranquillou Paris est, avec pour seul bagage mon petit sac. J'avais pensé à prendre mes clefs sur moi, heureusement, mais de toute façon Steph vient me chercher à la gare à minuit.
Pour info, chacun à recu son sac la semaine suivante, aucune bouteille de cassée!