Il n'y a que MAIL qui m'aille

vendredi 18 juillet 2008

J-7

Entendez par là Japon moins sept jours. Vendredi prochain je m'envole pour le pays du soleil levant, dépaysement assuré, en voyage organisé à l'arrache. Paumées[1] pour paumées pourquoi organiser le voyage, faut dire que je parle couramment la langue du pays donc aucun soucis ;) Retour prévu le 17 aout, pas de news d'ici là vu que nous serons dans un autre monde!

Notes

[1] Delphine le sera autant que moi :)

lundi 24 septembre 2007

Montpellier c'est l'été!

Vacances à la playa!
Cinq jours à Montpellier, ville lumineuse pour quelqun qui vient du grand nord. La plus belle ville que j'ai vu pour ce que j'en ai vu. La vie y a l'air sympa;) Il y a peut etre plus de boulot pour moi la-bas qu'à Fort de France...
Seul bémol, beaucoup de jolies filles seules ou en bandes dans le centre. Et pas un beau gosse dans la rue, elles doivent avoir les crocs, avis aux amateurs... :D
Séquence photo par ici

mardi 28 août 2007

Pralognan la Vanoise

Du 17 au 24 Juin, j'étais en camping à Pralognan (1447m d'altitude) avec mon chéri Stéphane. Malgré quelques désagréments (pompe à eau de la voiture qui lache le jour de partir, et réveil la première nuit avec quelques cm d'eau dans la tente), nous avons passé une agréable semaine dans les Alpes à randonner. Quelques bonnes bouffes bien sur, mais j'en retiens surtout trois jolies randos et une petite ballade:

  • Crêtes du Mont Charvet (2403 m)

Premier jour, première rando, la nuit a été courte pour Stef, on décide de faire soft : crêtes du Mont Charvet en passant par le Rocher de Villeneuve. Partant du camping à pied, on met déjà une demi heure pour arriver au point de départ "Pralognan le plan". A 11h30 on commence donc à grimper. La prairie est jolie mais l'ascencion était plus facile en début de marche dans la foret. Et le soleil cogne, je me tartine de creme solaire. Rocher de Villeneuve: arret pique nique. Nous entamons la crête apres 14h alors que le temps se couvre. Les gens rencontrés qui en reviennent nous déconseillent d'y aller, mais nous on est des gagnants alors c'est pas une vieille avec sa canne qui va nous décourager. Les crêtes ca parait plat sur le plan mais ca descend de deux mètres pour remonter de trois après. C'est usant, surtout que je me sens mal. Finalement on en voit le bout au bout de deux heures, et on redescend par le couloir de la grande pierre constitué d'éboulements. On voulait faire soft c'était quand même assez tendu.

  • Cirque de l'Arcelin - Col du Grand Marchet (2490 m)- Pas de l'ane

Deuxième jour, on décide de faire soft : Stef inaugure ses nouvelles chaussures, faudrait pas qu'il ait des ampoules à ne plus pouvoir marcher. On se dit qu'on va voir la cascade puis qu'on aviserait en fonction du temps et de la motivation. Ca se passe bien, le soleil cogne fort, je me tartine de creme solaire. La carte tirée du sac regulierement nous indique le choix entre deux itinéraires, c'est parti pour le grand Marchet. Nous inaugurons un pont même pas encore totallement installé, passé à gué aurait été difficile... Et nous voilà lancés dans une ascension de folie avec de la roche super coupante mais qui s'effrite.
Arrivé au col du Grand Marchet, nous ne regrettons pas, un paysage splendide se dévoile. Petit casse croute rapide vers 15h et l'heure de la redescente à déjà sonné. L'envie de squatter un peu dans les prairies est forte malgré la raison qui nous dit qu'entamé la descente du pas de l'ane après 16h est de la pure folie. Le pas de l'âne, son nom veut surement dire que seuls les chamois passent. En tout cas les genoux souffrent dans la descente.

  • Mont Bochor (2023 m)

Temps plutot maussade, mais après un jour de pluie à la piscine, une journée plus active s'impose. Sans conviction on choisit le mont Bochor, c'est le seul coin au soleil, même si la présence des amménagements pour le ski défigure le paysage. Le téléphérique ne marche pas, il est tout de même bien là.
Steph se la raconte un peu en me faisant faire des photos de lui sur les voies d'escalades que l'on rencontre lors d'un détour involontaire (ouais je me suis un peu paumé sur la carte c'était pas indiqué le chemin qu'on a pris!) ce qui met un peu de piment à cette ballade sans difficulté.

  • Petit Mont Blanc (2678 m)

De nouveau une vraie rando! L'ascencion est moins dure que les deux premiere rando même si l'on monte plus haut. Et cela, malgré le détour pour cause de taureaux peu sympatiques. Une voiture s'est aussi invité au col de Saulces, ce qui nous a un peu dégouté quand on voit comment on s'est fait chier pour monter jusque là. En haut, nous sommes dans les nuages, un dromadaire, à moins que ce soit un bouquetin, nous fait la pause, ainsi que de nombreuses marmottes.

Le dernier jour, on s'est posé tranquille sur une couverture. Le soleil tapait fort mais à l'ombre, ça caillait quand même trop pour etre en Tshirt... On a participé au feu de la St Jean du village en achetant une assiette de crudité, un sandich merguez et plusieurs part de gâteau. Les palettes qu'ils ont brulées n'etaient pas prévues à la base mais des petits rigolos ont fait le feu avant l'heure... La jeunesse de nos jours, c'est plus ce que c'était!

lundi 27 août 2007

Madère en compagnie de Dédé et Jo

  • Jeudi 17 Mai

La matinée commence sur les chapeaux de roue : réveil chez Steph, je prends le tram pour rentrer chez moi terminer mes affaires. J'ai le train à 13h pour arriver en gare de l'Est à 17h, heure à laquelle nous arrivons tous à Paris pour aller à l'aéroport d'Orly. L'avion décolle à 20h. Apparement tout se passe bien, je suis dans le train et je fais l'inventaire de ce que je voulais emmener, je dois tout avoir (l'appareil photo, le maillot de bain, et les chaussures de rando bien sur) Premier texto de Dédé, son train n'a toujours pas démarré, il aura une heure de retard au final, elle flippe.
Finalement Jo et moi nous nous retrouvons a Denfert Rochereau mais Delphine n'est toujours pas arrivée en gare de Lyon. Nous decidons d'aller la rejoindre pour aller ensemble à l'aéroport en taxi. Une bonne idée qui nous permet d'être à l'heure pour l'avion même si nous avons eu quelques difficultés à nous retrouver. Quelle idée de faire deux halls dans une même gare.
Donc nous voilà à l'heure pour l'avion à l'aéroport, Dédé nous aura fait une petite frayeur mais elle est bien montée dans l'avion, cette fois! Petite escale "Transito" à Porto, Jo veut occuper l'attente avec son ordinateur portable, mais ce dernier fait des siennes. Plus que deux heures de vol et Madère nous accueille! Premier contact avec un local : le taxi. Jo lui demande de nous conduire à l'hôtel Duas Torres sur l'estrada monumental à Funchal, le taxi répete Douach Toech Chtrada monoumental. Pourvu qu'il nous amène à bon port. Ce n'est qu'au bout d'un court instant que l'on comprend que le S se prononce "CH" en Portugais. Au bout de 20 minutes, nous sommes devant les deux tours composent l'hôtel, duas torres, on va devenir des pros du Portugais!
Les chambres sont grandes et la terrasse donne une vue directe sur la mer, des apéros bien sympatiques en prévisions. Nous ne tardons pas trop à nous coucher, nous les filles accros du sommeil, alors que Jo, nous l'apprendrons le lendemain répare son ordi (un reset du bios lui fera son affaire).

  • Vendredi 18 Mai

Lendemain, la découverte de la vue des balcons à la lumière du petit jour (tout est relatif, il devait etre disons 9h :D) c'est beau. Que dire de plus? Le petit-dej se passe en bas, sur la terrasse, face mer (trop dur!) et avec un ou deux pigeons finissant les restes des tables voisines. Faut dire que les victuailles ne manques pas, buffet à volonté. Dommage que Ju et Ludo n'étaient pas là pour voir la générosité avec laquelle je me suis servie, Chatel c'etait peanuts a coté!

Nous entamons donc la découverte de l'île par sa capitale à pied sur Estrada Monumental, la marina Funchal puis le centre de Funchal et son fameux marché "Dos Lavradores". Nous y achetons quelques fruits, nefles et mangues, qui nous servirons de dejeuner. Les gens parlent assez bien le français, sauf le marchant qui nous baraguine des trucs, je hoche la tête mais je n'ai rien compris. Le marché est aussi plein de fleurs, notament des strelitzia ou oiseau de paradis, l'embleme de l'île.

Nous montons à pied jusqu'au "Jardim Botânico". Coup de bol, aujourd'hui, c'est gratuit! Coup de soleil aussi, même Dédé a un décolleté pas très dégradé. Jo mitraille les plantes et donne des cours de botaniques aux néophytes que Dédé et moi sommes, entre autres sur la hampe florale des agaves et leur forme... d'asperge géante...
La visite est accompagnée d'appel "Léon" des paons, qui circulent librement à coté du parc aux oiseaux. La redescente vers le vieux Funchal est moins fatigante, surtout une glace en main. Quelques courses pour faire notre premier apéro sur le balcon (trop dur!) et nous profitons pleinement du dépaysement...

  • Samedi 19 Mai

A la recherche d'une location de voiture, nous trouvons une petite Hyundai Atos, en espérant qu'elle a quelque chose sous le capot?! Le plan de route est fait : direction la côte sud, puis ouest et nord. Très optimiste pensez-vous? La petite île fait 57 km de long sur 26 km de large, c'est largement envisageable. Première halte au belvedere du Cabo Girão (en Français cap du retour), une falaise sur la côte sud de l'île de Madère dont la hauteur serait de 589 m. En tout cas c'est très haut, ça c'est sur. Nous continuons vers Maddalena do mar où Jo découvre une pierre remarquable sur la plage de galets. Finalement ce n'est qu'un bout de porcelaine peinte et érodée. Grosse déception pour Jo.



Le programme continue : pique-nique sur les hauteurs de Jardim do mar, découverte des forets d'eucalyptus sous la pluie (nous sentions déjà l'odeur d'eucalyptus à Cabo Girão), ainsi que le miradouro et phare de Ponta do Pargo sous un temps décoiffant. La descente jusqu'à Porto Moniz s'est faite dans la brume et le temps n'est pas à la baignade même dans les piscines naturelles volcaniques où déferlent les vagues. Des méduses y roderaient... Nous continuons vers la côte nord jusqu'à São Vicente sous la pluie... Retour vers le sud via tunnel vers Ribeira Brava où un grand soleil nous attend. Il parait qu'il y a toujours un rayon de soleil sur Madère, ca doit rarement etre au nord vu la végétation luxuriante qu'on y trouve.



De retour à l'hôtel, nous sommes bien décidés à trouver un coin pour se baigner. Nous trouvons bien l'accès à la piscine d'eau de mer mais celle-ci est fermée. Nous quittons la promenade (qui est une piste de marche nordique) pour crapahuter dans les rochers mais l'endroit n'est pas propice à la baignade. Nous trouvons seulement une espece de grotte, la couleur foncée de l'eau nous indique que les fonds doivent plonger à pic devant nos pieds. Nous poursuivons jusqu'à plage de galets de Praia Formosa. Le tunnel que nous empuntons donne vue sur une autre grotte. La mer est une fois encore assez forte pour que nous nous contentions d'y mettre juste les pieds, photos de surf sur de gros galets pour éviter de se prendre des petits chahutés par la mer sur les orteils, ce qui n'est pas agréable.

  • Dimanche 20 Mai

Première rando, nous cherchons le soleil, il est souvent sur la pointe est, allez roulez jeunesse, direction la Ponta de São Lourenço. Nous passons par Monte, Poiso, Camacha. Le soleil est bien là, le vent aussi. Nous marchons dans un paysage sec et quasi lunaire, magnifique. Les images parlent d'elles-même! Enfin non, elles ne restituent pas les dimensions, et le vertige qu'on a pu ressentir. Accompagné d'un vent décoiffant, nous nous appochons prudement des bords. Delphine n'ira pas jusqu'au bout du monde à dix metres près... ( Petite pensée : Et dire qu'elle va sauter de 4000m en parachute)
Ca permet de faire des photos bien sympas, et d'admirer sa technique de descente judokatienne.

Enfin une plage de sable volcanique à Prainha où nous pouvons nous baigner. Je tente de trouver des coquillages pour les rapporter en souvenir à mon chéri, nada, rien, pas l'ombre d'une petite coque sur le sable noir. Jo nous vente les vertus du sable en gommage. Aussitot dit, aussitot testé, nous en sortons avec la peau aussi lisse qu'une baleine, photo à l'appui pour la comparaison. Une envie de poisson nous mène jusqu'à la terrasse d'un resto à côté de Praia Formosa, nous goutons au poisson local, l'espada, qui s'accomode très bien avec la mangue.

  • Lundi 21 Mai

Programme du jour : première rando de levada, destination la vallée de Rabaçal. La montée dans la montagne est un peu épique, Jo n'ayant pas beaucoup conduit en montagne, encore moins avec une Hyundai Atos et c'est quelque chose! Nous passons sur le plateau embrumé de Paùl da Serra via Serra de Aguia, pour arriver au début de la rando des levadas dos 25 fontes. Celle-ci porte bien son nom vue l'humidité ambiante, nous sommes les pieds dans l'eau claire débordante des levadas.
Nous trouvons des pinsons des arbres en route qui nous mendient quelques miettes.

  • Mardi 22 Mai

Cette fois on ne plaisante plus : nous voulons du typique, du local! Nous entrons dans la distillerie de rhum, mais le petit magazin est fermé. Dommage. On restera au vin. On continue le tourisme en passant par la Penha de Aguia, à Santana l'attraction touristique est de petites bicoques rouges blanches et bleues, très représentées sur les cartes postales. Je suis plus impressionnée par les fleurs énormes ressemblant à des artichauts. L'ascension vers le sommet de l'île, le Pico Ruivo (1862m) se fait dans la brume et non sans peine pour la Atos. Arrivés sur le parking, nous constatons qu'une chose, la brume épaisse, visibilité moins de trois mètres. Delphine ouvre un bouquin, bien décidée à attendre que la brume se lève. Jo, lui, grimace, a pas envie de se faire mouiller! Sachant qu'il est midi, aucune chance d'amélioration, il faut etre au sommet avant 10h pour voir quelque chose. Je décide de sortir de la voiture, pour faire un tour, lire un panneau, ou il y a toutes les recommandations avant de partir en rando (prevenir l'hotel du lieu où l'on randonne, emmener un téléphone portable, suffisament de vivre, ne jamais partir seule...) Je décide de tirer un peu jusque au rocher, pour voir la vue : nada, brouillard à trois mètres. Bon me voici continuant la rando, seule, sans sac, sans flotte ni téléphone. Au bout d'une demi heure je rebrousse chemin, mais me voilà deja ratrappée par Jo qui est venu me chercher. Delphine est au chaud, nous sommes pas loin du sommet, on cede à la tentation de continuer. Encore 3km tout de meme, et quand ca grimpe il faut compter une petite heure! Finalement au sommet, nous ne voyons rien de plus, mis a part quelques petits grelons qui donne l'illusion de neige. Jo monte au sommet de l'île histoire de dire qu'il est au point le plus haut de Madère. Demi-tour, il commence a pleuvoir, nous sommes bientôt "trempés guenés". C'est là que Delphine nous rejoint. Elle aura eu juste la partie merdique de la rando, la joie de la marche sous la pluie ne la met pas dans sa meilleure humeur. Heureusement, nous redescendons vite, il est 15h30, le petit dej est loin, on a froid, faim... et l'espoir de trouver un resto est pensons-nous infime. Ouverture rapide du guide du routard : un resto sympa pas cher dans Santana, on tente le Serra o mar. Etre au sec devant une assiette, c'est tout se qu'on demande. On a pris ce que nous proposait une gentille dame, le menu du jour ou plutot de tous les jours : entrée Bolo de Caco (un pain rond coupé en deux, tartiné de beurre à l'ail), le plat typique de Madère (du porc avec du chouriço en sauce) accompagné du vin local, acide, et en dessert un gateau au pomme. Le tout pour, combien Maryse? 21€ pour trois personnes. Et bien elle nous à pas fait payer le prix touriste la petite dame :D

De retour vers l'hôtel, je rappelle à Jo qu'il faut confirmer notre départ, et oui déjà songer à revenir :( Pendant l'apéro, Jo nous fait découvrir des séries Heroes, qui passe maintenant sur la 1, et Les coeur a ses raisons, série quebequoise à laquelle j'accroche plus.

  • Mercredi 23 Mai

Avant 10h, il faut rendre la voiture. Jo nous avait fait une frayeur en frolant le trottoir mais c'est le bas de caisse qui a touché, la voiture est rendue sans problème. Nous voici donc de nouveau à pied, et au programme la rando sur les levadas dos Piornais. Elle nous offre d'abord un tour entre les maisons sur les hauteurs de la ville, puis les bananeraies à perte de vue. Après études de la fleurs de plus près, nous captons enfin comment le régime se développe. C'est que la fleur est immense et que sous chaque pétale se développent des bananes. La levada Nova do Curral nous emmene jusqu'à Pinheiro das Voltas mais le vertige et l'absence de plus en plus fréquente de barrieres de sécurité nous incite à faire demi tour. Nous serons allés tout de meme jusqu'à apercevoir le village abandonné. C'est durant cette rando que j'ai exposé mes fesses à un vieux, j'avais pas vu la levada qui était juste en face! Le soir, dernier resto, on se fait plaisir juste avant de partir, à Funchal, c'est beaucoup plus cher qu'à Santana!

  • Jeudi 24 Mai

Retour, tout se passe bien, l'avion est à 10h nous partons à 8h de l'hôtel avec un petit dejeuner pris inextremis. Nous avons eu le droit d'entrer dans la salle avant l'heure, c'était plutôt cool. Transfert à Lisbonne, nous avons du retard au décollage, mais rien de grave, nous esperons que les bagages nous suivent... A Orly, nous esperons toujours que les valises nous ont suivis... Finalement, Delphine et Jo perdent patience, vont demander. Elles ne viendront pas, plus la peine d'attendre, nous faisons les papiers nécessaires, petit stress supplementaire: vont ils expedier les sacs à leur propriétaire respectif? Tous enregistrés sous le même nom, les bagages doivent etre identifiés: moi c'est simple c'est sac à dos!
Retour en taxi à Montparnasse d'où partent Delphine et Jo, là encore c'était chaud point de vue timing! Je rejoins tranquillou Paris est, avec pour seul bagage mon petit sac. J'avais pensé à prendre mes clefs sur moi, heureusement, mais de toute façon Steph vient me chercher à la gare à minuit.
Pour info, chacun à recu son sac la semaine suivante, aucune bouteille de cassée!

lundi 19 mars 2007

Quelques jours au ski à Chatel

Souvenirs-souvenirs... J'en garde:

  • un opinel
  • six saucissons
  • un morceau d'abondance
  • une bouteille de génépi
  • quelques kilos en plus et un estomac dilaté
  • les levres gercées par le vent et la peau seche
  • un teint presque bronzé malgré la crème solaire collante indice 40
  • une impression d'avoir été un boulet à skier comme un manche
  • une bosse sur le crane d'avoir chuté sur une verte (je rajoute verglacée, pour l'honneur)
  • une satisfaction toute relative de mes performances en tout schuss
  • la honte de se coucher à 22h et d'être incapabe d'être avant 9h au petit-dej
  • le sentiment indicible de la montée en raquette de la pointe Bellevue suivie du vertige des hauteurs
  • la bonne humeur générale du week end avec les apéro saucisson-biere, les repas du soir copieux de patates de l'hotel, le bar le soir de la saint Patrick, la vieille mémé du resto, le chien de la balade, la mouche dans le fromage d'abondance, le serveur traumatisé, et j'en oublie surement!
  • Vous avez des questions? -Il y a un dessert?

Les photos

jeudi 4 janvier 2007

Bonne année à tous

J'aurais bien aimé vous souhaiter la bonne année à la Cindy... Elle a hurlé au téléphone les douze coups sonnés, dommage que je n'avais pas mon appareil photo. Enfin quand on voit les photos des précédents réveillons... Pas de regret. Tout ça pour dire que c'était bien sympa ce petit réveillon à quatre. L'an dernier c'était à Strasbourg avec Delphine et deux homos (Serge, et son copain) noyés parmis des jeunettes, cette année c'était à Dijon avec Delphine et deux lesbiennes, une fois n'est pas coutume. Premier nouvel an fini en boite aussi (avec que des djeun's...) Pas de photo mais de bons moments, et de meilleurs souvenirs que les précédents. C'est l'essentiel.

mercredi 20 décembre 2006

Berlin

Selon Dédé:

Pour ceux qui ne seraient au courant, je ne suis finalement pas allé à Berlin: j'ai oublié de prendre mon passeport et je n'ai pas pu prendre l'avion... Voilà!!

Selon Dédé toujours, vision optimiste:

C'est cool si ça s'est bien passé à Berlin; si j'étais venue, je vous aurais moi aussi freinées car j'ai un peu mal au talon. J'ai déjà regardé les photos sur le blog, on dirait qu'il faisait froid. Je suis juste un peu déçu qu'il n'y en ai pas avec le coloc de pat ;-)

Selon Céline, partante pour recommencer:

le we à berlin était super à part que dd nous a manqué! On a fait des visites la journée et des sortie le soir c'était sympa on en a bien profité! Bon il faudrait se trouver une autre destination pour renouveller l'expérience l'an prochain donc reflechissez, si vous avez des idées ca pourrait être sympa...

Gaëlle ne s'est pas encore exprimée sur la question. Patricia quant à elle a quitté Berlin non sans regret.

Mon petit résumé à moi:

Après avoir été jusqu'à St Amarin en train, j'ai laissé au bon soin de Gérald et Céline le trajet jusqu'à l'aéroport de Bale. Céline a aussi très bien géré le déplacement dans Berlin. Dans un bar nous attendent Patricia et ses collègues, Markus, Malte et Pepe. Pas mal le Pepe, très bien conservé pour son âge ;) J'ai tout de suite appris deux mots allemand nécessaire à ma survie : Gemüse et Obst. Bier, je connaissais déjà ;) Le lendemain matin :les boules! Sans le sapin de Noel... Je sors de la douche, Gaelle etait dans le couloir, seule. Où est Dédé? Elle nous a raconté ce qui c'est passé a l'aeroport. Au debut, on a cru que c'etait une blague et que Dédé se cachait dans le couloir. Au bout de 10 minutes on a fini par réaliser... Après visite de la ville, photos, photos et encore photos... marché de Noël, marché de Noël, et encore marché de Noël. Au centre commercial, KaDeWe, sapin de Noël, maquette de train enneigé, et autres décorations de Noël... Après cela, Celine avait mal au pied (moi aussi car si mon entorse de l'orteil se remet doucement, les autres orteils n'ont pas aimé le frottement avec le strapping) Alors on a moins marché que prevu. On a quand meme visité des trucs, voir les photos... On peut constaté qu'il a fait super beau mais comme on se levait tard, et que le soleil se couchait a 16h, on en a pas trop profité. Gants et echarpe de rigueur par 8° a cause du vent. Moi j'etais malade, le rhume, et j'ai passé mon temps a me moucher. Je crois en plus que j'ai refilé ma creve aux filles :D

Le coloc de Pat etait vraiment tres tres ssssssssympathique :p pas trop ressemblant a brad pitt à mon gout mais beau et charmant a la fois, un sourire so lovely ;) mais je n'ai pas partagé sa couette... Pas même le samedi soir, quand on est sorti boire un verre avec le coloc voir un groupe francais qui faisait des reprises. Ca s'est fini dans un bar-boite ou apparement une lesbienne m'aurait repérée, mais moi j'ai rien capté!!!

En conclusion, week end bien sympa, Berlin c'est sympa pour le shopping, sortir, boire quelques verres, manger Indien, danser, et même se cultiver, apprendre un peu d'histoire et voir les séquelles du passé.

Bon je vais quand même essayer de remonter le moral à Dédé : la biere irlandaise etait nettement meilleure, et les marchés de noel ressemblent à ceux de strasbourg. Autant de monde, tellement qu'on a abandonné l'idée de se prendre un gluhwein! Tres commercial avec de l'"artisanat" made in china... Les seuls trucs qu'on a pas a stras, c'est des stand de bouffe asiatique...

PS: radio ragot, j'ai réussi a tiré les vers du nez à Gaëlle qui nous a annoncé qu'elle se pacserait avec son chéri l'an prochain.

jeudi 16 novembre 2006

Berlin

Petit week end prévu depuis quelque temps à Berlin avec quelques copines, pour aller voir Pat qui y est expatriée, mais plus pour longtemps. Du 30 novembre au 4 décembre, nous aurons le temps de visiter!
Il était d'abord prévu de que je rentre le 4 avec Céline, puis que je rentre le dimanche 3, pour pouvoir assister au SAB (Scientific Advisory Board) de ma boite. Mais finalement, retour au programme initial, je vais pouvoir profiter pleinement de mon séjour à Berlin. La super méga réunion au chateau de l'ile -tenue correcte exigée- n'est que pour les big boss, et la petite informaticienne que je suis n'est pas conviée à bouffer au resto 4 étoiles. Heureusement que je n'avais pas encore échangé mon billet! Je pourrais rentrer avec Céline le lundi aprem.
TROP BIEN

mardi 10 octobre 2006

Ce que je retiens de l'Irlande

  • Un pays magnifique
    • sauvage, de très beaux paysages entre falaises et très belles plages de sable fin, et une eau très claire.
    • riche culturellement, marqué par l'histoire, dont de nombreux monuments en sont les stigmates.
    • traditionnellement convivial, avec ses pubs bondés, la musique entrenante et ses bonnes bières.
  • Les Irlandais n'aiment pas
    • la clope : les bars sont non fumeur, quel bonheur de rentrer dans un bar et de sentir l'odeur de la bière.
    • leurs gosses : ils leurs apprennent à faire du vélo et se promènent landau en premier front sur des routes limitées à 100km/h.
    • la vie : ils n'hésitent pas à se jeter sous les roues des voitures sauf en ville sur les passages piétons, ils hésitent à traverser même quand on s'arrete et les invite à traverser d'un geste de la main...
  • Ce que j'ai aimé:
    • les quatre premiers points cités ci-dessus
    • le temps, nous avons eu de la chance point de vue weather
    • les animaux : vaches, anes, chevaux, moutons (à tête blanche comme chez nous, ou à tête noire à l'Irlandaise comme la Guiness). Dédé a eu l'occasion de voir comment je sais faire ma Nausicaa.
    • les rencontres qu'on a pu faire, dans ce style de vacances, on prend le temps de se taper la discute. Personnellement, le type de voyages vol sec+voiture+en route pour l'aventure, je trouve ça génial!
    • faire le copilote, je remercie infiniment Dédé d'avoir conduit, j'en aurais été incapable, et j'ai adoré lire les cartes, le guide du routard, planifier au jour le jour l'itinéraire. Le copilotage est relativement difficile en Irlande vue l'efficacité de la signalisation irlandaise...
  • Ce que j'ai moins aimé:
    • l'absence de toilettes, pisser en Irlande relève de mission impossible.
    • les routes qui sont sans trottoirs ni bas coté et tellement étroite que les piétons y mettent leur vie en danger. Je pensais que l'Irlande était un pays pour les randonneurs, mais nous avons constaté que de nombreux chemins pédestres empruntent des tronçons de routes limitées à 100km/h. Je trouve ça moyen... Pour ce qui est des ballades qu'on a faites à pied, ce n'était jamais en sentier balisé. Dommage.
    • l'horaire de fermeture des bars et restaurants, pour manger, il faut s'y prendre avant 20h et les pubs ferment souvent vers 23h.
  • Ce que nous avons remarqué :
    • Delphine et moi n'avons pas le même filtre visuel. Nous regardons le même paysage et pourtant nous ne voyons pas la même chose... Quand je vois un troupeau de moutons, de vaches ou autres de mes amis à quatre pattes, elle voit les panneaux avec le nombres de morts sur la route. Bon c'est pas un bon exemple parce qu'il faut dire qu'elle conduisait, donc elle regardait la route, normal! Mais il y a eu plein de fois où cela nous a frappées, elle me disait "oh c'est beau" je lui réponds "oui il y a plein de mouton" et elle me dit "mais non, je te parle du monument" arf :s

samedi 7 octobre 2006

Huit jours en Irlande avec Delphine

La préparation du voyage se résumait à :

  • l'achat de deux billets d'avion aller retour FKB (Flughafen Karlsruhe/Baden-Baden) / Dublin
  • la réservation d'une voiture
  • l'achat du guide du routard et d'une carte routière d'Irlande

Nous pensons faire le tour d'Irlande en commençant par filer vers l'ouest, descendre la côte pour faire le Kerry et aller à Cork. Nous avions du 6 au 14 Septembre, completement libre de visiter ce qui nous donnait envie.

Mercredi 6 Septembre
La préparation du sac fut assez rapide, maillot de bain, chaussure de rando, vêtement de pluie et gros pull pour être parée à toutes éventualités, et l'appareil photo pour tout immortaliser. Sanction de la balance : 10 kilo dans le sac à dos, 8 kilos le bagage à main, nous y voilà. Delphine idem, nous n'excéderons pas le poids autorisé.

Premier défi : aller à l'aéroport de Baden Baden. Notre avion partant à 16h50 de l'aéroport, Delphine avait vu que c'était faisable par le train Strasbourg/Baden-Baden Bahnhof de 12h30 puis une navette n°205 entre la gare et l'aéroport. Billets en poche, le train allemand nous emporte vers l'aventure. La susceptibilité des poignées de ce train restera un grand mystère pour moi.
Arrivées à 13h30 à la gare, nous étions plus dubitatives pour la suite de l'expédition. Le bon déroulement du trajet Bahnhof-Airpark fut de la bienveillance d'une allemande qui voulait aussi se rendre à l'aéroport. Ticket zone3, c'est tellement explicite, pourquoi n'y avons nous pas songé avant.
Arrivées à l'aéroport à 15h45 pile poil pour l'enregistrement, nous avions trop bien géré! Dans l'avion, pas de place attribuée, nous nous retrouvons de part et d'autre du couloir. Deux heures de vol, la moitié passée à dormir, l'autre à papoter.

Dublin :finalement nous y sommes! 17h, heure locale, temps variable, quelques éclaircies, temps plutôt doux, avec un vent frais. Nous retrouvons nos bagages rapidement, l'agence de location de voiture a une enseigne à quelques pas. De là, il faut appeler l'agence centrale pour qu'elle nous envoie un charmant jeune homme, de nationalité tchèque. L'Irlande est un pays attractif pour les voyageurs mais aussi les travailleurs. Une Fiat panda très laide nous attend, nous prenons l'assurance complète, pour être sur d'être couvertes si cette beauté venait à être accidentée. La conduite a gauche sera une première pour Delphine :-) Après quelques kilomètres et moultes détours pour s'habituer à la boîte de vitesse à gauche, trouver le rétro intérieur à gauche... enfin tout à gauche quoi, nous arrivons à Dublin, nous nous garons completement paumées à quelques mètres de l'auberge de jeunesse que nous cherchions :-)
Pour manger vers 22h, en Irlande, il reste le mac Do, nous trouvons un Burger King. Mmh un Wooper Meal, quel plat typiquement irlandais!
Une guiness extra cold plus tard, nous cherchions notre chemin, le nom des rues étant difficilement identifiable après une certaine heure. C'est alors qu'un videur fort sympathique a voulu nous aider, sa phrase "turn the map" m'indique qu'il n'allait pas nous être d'une grande utilité, nous qui voulions juste savoir à quelle intersection nous étions.

Jeudi 7 Septembre
Coucher la veille vers une heure, le lever était prévu à 7h15. Celui de 5h n'était pas prévu, merci les voisins de chambrée. Petit-dej compris dans la nuit vers 8h, récupération de la voiture. Direction Achill Island initiallement. Tout compte fait, on montera un peu plus haut, à Sligo. Boyle sur notre chemin nous invite à la visite de son abbaye, en rénovation. Du XIIIème siècle, elle fut détruite par les troupes de Cromwell en 1645.
Les éclaircies ont finis par gagner sur les nuages et arrivées à Sligo à 16h, nous nous jetons à l'eau. Estimation : 15° Vivifiant! Vasoconstricteur, ça raffermit les chaires. On s'est pelé les miches quoi! Mais l'eau est claire, la côte magnifique, on en prend plein les mirettes.
20h à Ballina, filet de saumon grillé, spécialité du coin, ce n'est pas la même chose que le saumon du RU... L'endroit est relativement expensive... Nous tirons donc jusqu'à Castlebar, pour trouver une auberge de jeunesse à 22h30, les filles qui ne doutent de rien.

Vendredi 8 Septembre
Levées à 8h, nous cherchons de quoi ravitailler, une petite epicerie... Nous tombons très vite et complêtement par hasard sur un Tesco, vraiment du bol! Moins de bol pour trouver notre route, la signalisation irlandaise est quasi inexistante... Nous faisons un léger détour pour aller sur Achill Island et nous devrons reprendre cette route pour le retour.
L'Atlantic Drive, c'était magnifique, la route suit les falaises qui surplombent la mer. Moi qui suis copilote, je suis à gauche de la voiture qui roule à gauche, je suis donc au premier rang de ce spectacle époustouflant. Je n'ai pas besoin de recommander à Dédé de ne pas trop serrer à gauche, elle le fait de son propre chef... Un peu le vertige Dédé? ;)
C'est au bout du monde, là où la nature a repris ses droits sur l'homme, ou plutôt les moutons ont repris leurs droits sur les voitures, que nous trouvons une crique tout a fait sympathique, les falaises les plus hautes d'Europe nous tournent le dos, sable fin et baignade en vue. Les Ladies permettent de nous changer et plouf dans l'eau!
Nous repartons en direction de Doogort, avec une escale au village fantôme, cicatrice de la grande famine de 1845 qui poussa les paysans à émigrer.

Nous quittons l'île pour passer à coté du Croagh Patrick, d'un troupeau de mouton et du Doo Lough.
A Aasleagh Falls, nous avons vu des saumons essayer de remonter la chute d'eau, alors qu'il y avait un passage aménagé pour eux à côté... un peu cake ces saumons.
Nous quittons le comté du Mayo pour entrer dans le Connemara, il nous ouvre ses bras de rivière et de lac.
Arrivée à Clifden vers 20h30 pour prendre une chambre partagée avec deux Suissesses francophone, l'une d'elle était malade, ce qui nous a permis d'avoir une petite réduc sur la chambre. Petit casse-croute sur le port le soir, avec des chatons qui jouent à coté de nous. Quand soudain... frayeur... une barque se renverse du trop plein d'eau que la marée a laissée dedans. Remise de nos émotions, nous remontons vers la ville.
Envie d'une soirée Irish, nous trouvons plein de pub dans Clifden, tous ont un groupe de musique traditionnelle de prévu dans la soirée, on en tente un au hasard, nous entrons. Bonne ambiance, deux pintes de Smithwicks devant nous avec la carte et le guide du routard pour étudier le trajet du lendemain. Bientôt le groupe commence à jouer, le pub est plein, beaucoup sont debout, plus ou moins près du bar et utilisent notre table pour déposer leurs breuvages. (Non, ce n'est pas une faute de grammaire, beaucoup n'était pas à la moitié de leur bière qu'ils en avaient déjà une autre en attente) Le groupe commence à jouer, ça tape des mains, ça discute fort, c'est très bruyant. Chose surprenante, le bar ferme beaucoup moins tôt, serait-ce parce que nous sommes vendredi soir? Toujours est-il que nous quittons le bar encore plein à minuit.

Samedi 9 Septembre
7h30 lever, pour se booster, manque de bol, les magasins n'ouvrent qu'à 8h30. Nous parcourons la Sky Road, route proche de Clifden, puis un tour par Roundstone, recherche infructueuse pour faire un balade à cheval sur la plage.
Nous trouvons tout de même une plage magnifique, Dog's Bay strand, où l'eau est claire à se croire aux Seychelles. Juste la température de l'eau diffère ;-) Baignade tout de même pour ma part, avec steap-tease à côté de la voiture à se cacher entre deux portières ouvertes et la voiture d'à côté. Toute une technique pour se changer que Delphine n'a pas voulu expérimenter. Elle fera les sandwichs pendant que je fais trempette.
Après ce bain raffermissant, nous replongeons dans l'intérieur des terres du Connemara. Nous gravissons un des twelve pins, le Ben Lettery. De là, une vue magnifique. Terre brûlée au vent, des landes de pierre, autour des lacs, c'était pour nous le paradis. Assises dans les crottes de moutons pour prendre des photos de nous avec le déclenchement retardé, c'était bien drôle.
Encore une petite anecdote "coup de bol", en redescendant, je retrouve une chaussette que j'avais perdue à l'aller, ce dont je ne m'étais pas rendue compte. Je ne les portais pas au pied bien sur, mais je les avais fourrées dans une poche après les avoir troquées contre des grosses chaussettes de rando pour mettre mes Lowa. Lowa qui ont été utile car si la terre semble brulée, elle est au contraire gorgée d'eau mais si acide que seule la bruyère y pousse. Nous reprenons la route N59 pour rejoindre Galway avec un arret à Oughterard pour voir le lac Corrib.
Galway, samedi 18h30, et deux auberges de jeunesse affichent No vacancy. En cherchant méthodiquement à faire toutes les auberges dans un temps minimum, je choisis d'aller à une toute proche dont la capacité est de plus de 200 lits. Coup de bol, il en reste deux. Juste deux, ils sont pour nous. Deux filles arrivées juste après nous diront à la reception "At this point, I do accept anything!"
Rassurée sur le bon déroulement de la suite des évenements, j'appelle ma mère, puis Xavier. Ce dernier me parle comme a un bon pote, annonçant la fin de notre relation. Je ne vais pas me prendre la tête pour cela, et nous allons manger un Irish Stew, ça calle! Extenuées, baignade et ascension du Ben, nous allons nous coucher alors qu'un gars de notre chambre semble décidé à sortir et à faire la fête. Galway serait une ville très sympa le soir, nous n'en doutons pas, déjà très bruyante en journée.

Dimanche 10 Septembre
Petit dejeuner compris, nous en profitons :p Visite de Galway ensuite, Galway City Museum, Spanich Arch, Bridge Mill... Le Lynch's Castle et Kenny's Bookshop sont fermé, c'est dimanche!
Nous reprenons la voiture pour le Burren, en longeant la côte, Black Head, Doolin, jusqu'aux Cliffs of Moher. La côte présente une flore exceptionnelle, avec la coexistence d'espèces végétales méditerranéennes et alpines. Le paysage Karstique est impressionnant quasi lunaire.
Une de nos préoccupations les plus amusantes du chemin a été la recherche de coins pour pisser. Fini les Ladies en bord de plages, nous finissons par nous soulager à coté d'un port, les Irlandais ont bien du se marrer. Heureusement que nous n'étions pas immatriculées en France sinon, nous aurions entaché la réputation des Français.
Les falaises Cliffs of Moher sont une attraction touristique réputée mais je ne leur trouve pas autant de charme que d'autres coins beaucoup plus sauvage et moins aménagés. Les jeux de lumières sont saisissants mais en Irlande, c'est presque banal... Delphine me laisse me promener seule le long des falaises, son appréhension du vide lui conseille de ne pas aller plus loin que le panneaux d'interdiction au public.
Nous retournons vers Lisdoovarna où se deroule le Matchmaking Festival, lieu de rencontre pour célibataire, nous y croisons que des vieux :). Nous continuons donc dans l'arrière-pays, visiter le dolmen de Poulnabrone, vieux de 4500 ans. Le soleil joue avec les pierres ce qui donne une très belle lumière. Il parait qu'au coucher de soleil c'est encore plus beau.
Descente vers le sud, Ennis, Limerick, nous tirons jusqu'à Listowel où nous arrivons à 22h pour trouver une auberge de jeunesse complètement à la ramasse! Le gars que l'on trouve devant la vieille demeure de style georgien du XVIIIème siècle nous fait remarquer que c'est "a little unexpected"... mais fait confiance aux deux minois d'ange et nous laisse seules dans la demeure. Pour le moins unexpected oui!

Lundi 11 Septembre
Tralee, la porte de la péninsule de Dingle. Le gaélique reprend ses droits, la signalisation devient quasi inexistante, uniquement en gaélique à certains endroits... Nous longeons Brandon Bay où le Golf Stream donnerait à l'eau une température agréable mais le soleil n'est pas au rendez-vous. Le Connor Pass nous fait traverser les montagnes dans le brouillard, ambiance irlandaise nous oblige à ralentir. Mais passer le col, le brouillard se disperse, nous profitons de la Slea Head Drive par le sud, visitons le fort Dunbeg, l'oratoire Gallarus. De retour en pays anglophone, nous prenons une chambre dans une ferme un peu cracra, mais j'ai pu sympathiser avec un chat et un chien :-)
18h seulement, le Ring of Kerry semble possible, nous arrivons à la pointe à Portmagee près de Valentia Island pour le coucher de soleil rougeoyant dans une percée nuageuse. Le noir complet s'installe, nous rebroussons chemin pour fuir l'inquiétante ambiance brumeuse qui nous fait douter de la proximité de la côte.

Mardi 12 Septembre
Les araignées se sont invitées à notre douche, nous partons prendre le petit dej sur les hauteurs avec vue sur le lac Leane. Nous passons Killarney pour s'arreter faire un tour en forêt. Pas une envie urgente, non non, juste une ballade pour aller voir les chutes Torc Falls du Killarney National Park.
Après une heure d'air pur, nous reprenons la route, arrêt au deuxième parking du Ladies View pour prendre quelques photos du Lac Leane avant de partir pour le Beara.
De Kenmare, nous nous dirigeons vers Lauraghpour traverser la péninsule Beara sur les conseils du guide du routard. Nous prenons le Pass of Keimaneigh pour rejoindre Cork, pour nous restaurer de toast à Gougane Barra, encore un coin conseillé par le guide du routard, mais sans justification à mon gout.
Le chateau de Blarney m'avait été conseillé par une collègue, nous payons donc 8€ l'entrée pour voir ce chateau. La pierre qui donne le don de l'éloquence n'a eu aucun effet sur moi, je suis toujours autant dyslexique! Dédé me dit que c'est parce que je n'ai pas eu le courage de me mettre la tête completement dans le vide, au moins moi j'aurais essayé! Le jardin vaut aussi la peine d'en faire le tour. Nous y trouvons les wishing steps, escaliers en pierre à monter de dos et les yeux fermés. Nous nous pretons au jeu mais malgré une belle prestation, je doute que mon voeux se réalise...
A 18h le chateau ferme et nous ne sommes qu'à quelques kilomètres de Cork, nous arpentons la ville à la recherche de notre auberge de jeunesse Kinlay House à proximité de l'église Ste Anne, alors que nous faisons trois fois le tour de la cathédrale Ste Anne... No comment
Nous croisons sur Shandon Street un cortège funèbre. Top ambiance.
J'appelle Caroline pour convenir d'un rendez vous le lendemain, fixé vers 17h30, nous irons manger chez eux puis boire une bière dans un pub. Nous retournons en ville pour manger des pâtes au saumon. Je trouve Cork moins vivante que Galway (effet jour de semaine?) mais c'est une ville sympa tout de même. Nous sympathisons à l'hôtel avec un jeun's, Americo-Parigo de 20ans qui a trouvé un job en moins d'une semaine et cherche un appart. Il nous transmet une certaine culture avant d'aller prendre notre chedou, nous apprenons que le neuf trois, c'est has been, il faut dire neuf cube.

Mercredi 13 Septembre
Visite de Cork le matin en voiture cette fois-ci nous passons devant Saint Fin Barre's Cathedral juste à côté de la brasserie Beamish. Notre chemin se poursuit vers Kilkenny. Nous visitons le château de Cahir sur le chemin, qui selon le guide du routard, a été le lieu de tournage de je-ne-sais-plus-quel-film. C'est vrai qu'il est bien conservé, comparé à ceux que nous avons déjà visités.
Kilkenny est une charmante bourgade connu pour son château mais surtout sa bière, la smithwicks. Nous y trouvons un bon resto, fishcake excellent. Nous nous pressons de rentrer sur Dublin où Caro nous attend. Le hic : une folle envie de pisser! Pas de toilette à la station essence, c'est abusé, nous faisons un détour de quelques dizaines de kilomètres pour trouver un endroit pour nous soulager. Finalement nous arrivons à Dublin en heure de pointe, dans les bouchons, difficile de savoir quelle route sera moins engorgée. Nous nous en sortons bien finallement, et nous prenons l'auberge de jeunesse du premier jour comme pied à terre. Caro et Gerald n'habitent pas très loin, nous y allons à pied. Ils habitent un grand appart sympa. Gerald revient de déplacement et arrive peu après nous. Il se met à l'aise et se ballade torse nu dans l'appart :-) Après une Stella Artois, une omelette, de la salade et un yaourt, nous allons nous siffler un litre de Guiness toucan, dans un pub a proximité. On s'est bien marré, surtout à la vue de la tête de Gérald quand la serveuse nous a parlé en français... Aurait-elle entendu les conneries que débitait Gérald? :-)
Nous rentrons à l'hôtel avec difficultés, la bière ayant le double effet kiss cool, envie de pisser et difficulté à prendre le chemin le plus court.

Jeudi 14 Septembre
Les bagages sont faits, nous prenons le chemin recommandé par Gérald pour aller rendre la voiture, tout est ok. On l'aura même pas cabossée cette panda toute laide. Un minibus nous emmène à l'aéroport. Comme d'hab, je ne passe pas le controle avec mes shoes, je suis obligée de les enlever pour me faire controler. A l'aéroport, j'achète une tasse Guiness pour boire du thé au boulot, et un coffret de trois bières Carlow pour Xavier. Dans l'avion, je dors, je lis un peu, et puis voilà, c'est fini, nous sommes en Allemagne, plus vraiment les vacances donc, surtout pas le paradis pour moi. Le chauffeur du bus qui nous emmène à la gare n'est pas des plus compréhensif ni compréhensible. Dans le stress, je me rends compte que j'ai oublié mon paquet Guiness, le hic, c'est que j'avais glissé mon passeport dedans. Le bus roule déjà et je me demande déjà comment faire pour retourner à l'aéroport. Heureusement, Delphine s'aperçoit que j'ai oublié le paquet à côté du chauffeur, nous avons tout dans le bus!
Le train jusqu'à Strasbourg et à 18h30, nous sommes chez moi. Voilà, c'était bien, mais troooop couuuuuuuuuurt!

mardi 15 août 2006

Randonnée dans les Alpes

Tout commence avec ma collègue de boulot, Martine, qui voulait me faire prendre l'air et rentabiliser mes Lowa qu'elle m'avait fait acheter pour faire de la raquette cet hiver.

Elle m'a proposé son appart à St Gervais la troisième semaine de Juillet. J'ai refusé, étant seule et sans voiture, cela n'aurait pas été très drôle. Elle a réussi à démonter mon argumentation, en me proposant d'y aller la deuxième semaine d'Août avec son fils Olivier et un ami à lui. Ils y vont déjà le 2 Août, je les rejoins le 6 Aout au soir.

Jean-Luc, grand maigre, ressemble un peu à Vincent, (Mel sur la Planete de Jo) alors qu'Olivier me fait plutôt penser à Jo, au moins dans sa culture et sa soif de connaissance. Ils ont eu un temps pourri la première semaine donc les premiers rayons de soleil les motivent :

  • Lundi :

départ du chatelet d'ayeres 1425m d'altitude, direction le Lac de Pormenaz à 1945m par un sentier très escarpés, j'y ai souvent mis les mains à la limite de l'escalade, puis le col d'Anterne à 2257m par un sentier beaucoup plus accessible même si la pente est raide. Rencontre avec des moutons. En descendant, visite de L'Église Notre-Dame de Toute Grâce à Passy

  • Mardi :

départ des Contamines (Notre Dame de la Gorge) 1200m. Lac de la roselette à 1936m, par la forêt d'abord puis un pseudo sentier qui ressemblait plus à des herbes couchées par un lapin, plutôt qu'à un sentier pedestre. Le vrai sentier était en contre-bas... Le temps est beau et nous insite à continuer jusqu'au Col de la Fenêtre à 2245 mètres d'altitude. Visite de la chapelle à la fin de la balade.

  • Mercredi :

Départ du Pont de la Flée (1064 m). Rencontre avec une vache sympa (c'est Olivier qui a les photos de ses lechouilles).
La Combe des Fours 2128 m (Difficulté physique : + + + Difficulté technique : + + + Dénivelée : 1200 m)
Je dirais juste que c'était vertigineux, très, trop pour moi. En plus, on était dans un nuage un moment, ça m'a donné un moment de flip. Heureusement que Jean-Luc m'a aidé dans les passages difficiles à placer mes mains et mes pieds parce que j'étais tellement collée à la paroi que je n'y voyais rien. J'aime la montagne au point de la serrer très très fort ;)
Pour finir le Passage de la Grande Forclaz (2311 m), juste pour avoir une belle vue sur le Mont Blanc. Finalement 8h de randonnées pas que pedestre (j'y ai beaucoup mis les mains :p).

  • Jeudi :

Mont d'Arbois, toute petite rando sans difficulté, de 2h par temps plutôt maussade mais sans pluie.

  • Vendredi :

Temps très gris et menaçant, surtout sur les sommets, donc ballade dans Saint Gervais, achat de spécialités locales, sur la place du village animation de potier montrant leur doigté.

Voici donc en bilan très positif trois belles randos avec un temps tout a fait agréable par rapport au temps strasbourgeois. Toutes les photos

jeudi 25 mai 2006

Des vacances à Biarritz

Itinéraire :

  • Strasbourg - Pontault-combault
  • Pontault-combault - La Teste-de-Buch en passant par les chateaux de la Loire
  • La Teste-de-Buch - Anglet
  • 7 jours à Anglet pour la thalasso
  • Anglet - Biscarosse
  • Biscarosse - Chez Maman

Voilà c'était le pied, je me suis baignée tous les jours : eau à 18°, et grosses vagues. Sur la photo, c'est ma belle-soeur, je l'ai rejointe ensuite.

J'ai eu le droit à des massages, à des boues, des enveloppements d'algues, des bains marins avec des bulles et jets d'eau. Accès à la piscine d'eau de mer chauffée à 34° illimité et deux ou trois séances d'aquagym et de stretching pour une épaule toute neuve, ou presque.

Moi qui voulais gouter à la cuisine basque et espagnole, j'ai été servie, je ne mange pas de fruits de mer et n'apprécie guère la charcuterie et particulièrement le jambon fumé :(
J'ai mangé du poisson deux fois par jour du coup. Petites exceptions: il fallait que je goute à la vraie paëlla, et au moule frite à Biscarosse.

Week end du 8 mai à Dijon

Arrivée à la gare de Dijon samedi vers 15h, je suis accueillie par Delphine. Elle a la chance d'habiter près de la gare et du centre de Dijon, faut dire que Dijon n'est pas gigantesque. Près du jardin botanique et du lac Tyr aussi, où nous avons eu le loisir de nous promener. Le jardin botanique est vaste mais malheureusement peu entretenu. Une petite averse nous amène à l'abri d'une exposition de sculpture e bronze.
Nous avons aussi profité de la séance à 3€ de 14h dimanche, sur le grand écran : V pour vendetta. Je m'attendais à quelque chose de différent, d'après la bande annonce. J'en ai moins profité mais finalement j'ai bien aimé le film quand même. Surtout l'esprit.

Un petit resto aussi pour se sentir un peu en vacances et en été à la terrasse.

Le week end fut l'occasion de combler mes lacunes cinématographique. DVD : le village, et Signes. Et ma culture des bières dans un Pub. Le mardi, je me suis promenée pendant que Delphine bossait, et on a fini par se retrouver au dojo pour un cours de ju-jitsu auquel Delphine a participé, moi je n'ai fait que me rincer l'oeil ;) Ce fut très intéressant. Et déjà, j'ai mon train à prendre.

vendredi 31 mars 2006

Week end à Amneville

Tout est écrit sur le blog de Sophie ;) Quand j'aurais le temps, je mettrais les photos des ours polaires et autres droles de bêtes en galerie.

jeudi 2 février 2006

Week end à la neige

Quatre jours de vacances ou presque...

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